Critique du film La vénus électrique de Pierre Salvadori

Publication le 14 mai 2026 – Modification il y a 4 semaines ago – par Ludovic Guéguen

La Vénus électrique, réalisé par Pierre Salvadori avec Anaïs Demoustier, Gilles Lellouche, Pio Marmaï et Vimala Pons, avait pourtant tout pour séduire sur le papier, surtout en tant que film d’ouverture du Festival de Cannes. Mais au final, difficile de ne pas ressortir de la séance avec une énorme sensation de frustration.

Le problème principal, c’est que le film est interminable. Beaucoup trop long pour ce qu’il raconte réellement. Le scénario donne souvent l’impression que certaines scènes ne servent qu’à faire du remplissage, avec des dialogues qui tournent en rond et des séquences qui s’étirent sans véritable intérêt. On sent une volonté de créer un objet poétique et décalé, mais le résultat devient vite pesant.

Ce qui sauve clairement le film, ce sont les acteurs. Anaïs Demoustier reste lumineuse même dans les moments les plus confus, Gilles Lellouche apporte une présence solide, et Pio Marmaï comme Vimala Pons font ce qu’ils peuvent avec un matériau parfois très faible. Sans ce casting, le film sombrerait complètement.

On a surtout l’impression de voir un film qui aurait eu davantage sa place dans une petite salle d’art et essai, destiné à un public très précis. Pourtant, malgré son côté prétentieux et expérimental, c’est vraiment le genre de film qui a plus sa place un dimanche soir sur France 2 qu’en ouverture d’un grand festival international.

Au final, La Vénus électrique ressemble à un véritable OVNI du 7ème art, mais pas forcément dans le bon sens du terme. Un film très vite oubliable, dont le rythme finit surtout par provoquer une chose : l’appel du sommeil qui arrive très vite avant même le générique de fin.

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